Réforme de la formation professionnelle : le Ministère du Travail désigne l'Opcommerce pour la branche optique. Actualités


Une nouvelle Loi sur la Formation Professionnelle a vu le jour le 5 septembre 2018.

Cette Loi vient bouleverser profondément la gestion de la formation professionnelle et a d’ores et déjà des impacts sur le financement des actions de formation conduites au sein de nos entreprises, et sur l’accès aux formations en général. Cette réforme se mettra en place progressivement jusqu’en 2021.

Concrètement, cette nouvelle loi diminuera pour nos entreprises les fonds formation utilisables, et certains dispositifs de formation se compliquent.

Principal bouleversement : l’état crée un nouvel organisme « France Compétences », dans lequel il a une place prépondérante. C’est ce nouvel organisme qui ventilera désormais les fonds vers les OPCO et les branches en fonction des priorités qu’il définira.

Second bouleversement : nos anciens collecteurs de fonds de la formation professionnelles, les OPCA, ont été obligés de se transformer en OPCO (opérateur de compétence) et passent de 21 OPCA à 11 OPCO. Ils perdent la collecte au profit de l’URSSAF dès 2021, et se recentrent notamment sur les petites entreprises (-50) et la gestion de l’alternance.

C’est dans ce nouveau cadre que toutes les branches ont dû, entre septembre et décembre dernier, faire le choix de leur futur OPCO, sur fonds de période transitoire, puisque la taxe formation et celle de l’apprentissage ont encore été versées en février 2019 à notre ancien OPCA, le FORCO.

Quels étaient les choix possibles pour notre branche ?

Les OPCO devaient se constituer en fonction de grands secteurs d’activité économique et d’organisation des métiers. Notre branche avait plusieurs choix possibles :

  • Santé, avec les branches des établissements de santé publics et privés et des Ehpad.
  • Proximité, avec les branches de certaines professions libérales (telles que les avocats, les huissiers, …) paramédicales (telles que les prestataires de santé à domicile, les prothésistes dentaires,) les concierges et l’enseignement privé, et les artisans et commerçants de tout domaine (petits commerces de bouche, chaussures, coiffeurs, taxis...).
  • Commerce.

Le choix du ROF s’est porté sur l’OPCOMMERCE, tout comme celui de la CFTC, premier syndicat de salariés de la branche, et de la CGT. Ce choix n’ayant pas fait l’unanimité des organisations syndicales, le Ministère du Travail a dû arbitrer. Sa décision a été publiée ce 31 mars 2019 et la proposition du ROF a été validée.

 

Pourquoi ce choix ?

 

1.       L’OPCOMMERCE est une émanation du FORCO et reprend les missions du FORCO.

En cela, il garantissait une stabilité à nos entreprises et leur permettait de continuer des actions de formation avec des interlocuteurs connus, reconnus et compétents, dans le domaine du commerce mais aussi dans le domaine de la santé, ce que le FORCO avait démontré toutes ces années, notamment en accompagnant les entreprises dans leur obligation de DPC.

  • 76% des formations gérées par le FORCO en 2018 étaient fléchées « santé ». 

Le FORCO a su également accompagner les TPE de la branche, comme le montrent les résultats de la répartition des financements de stages en 2018 :

  • 87,30 % des stagiaires sont issus des entreprises de – de 11 salariés
  • 8,79 % des stagiaires sont issus des entreprises de 11 à 49 salariés
  • 3,91 % des stagiaires sont issus des entreprises de 50 à 299 salariés.

Il assurait et continuera d’assurer un suivi personnalisé des fonds de la branche optique étant donné la spécificité « métier », permettant ainsi de disposer de marges de manœuvre dans leur pilotage.

 

2.       Le 100% Santé va nous amener à modifier profondément nos méthodes de gestion et de délivrance des équipements correcteurs.

L’OPCOMMERCE est en capacité immédiate d’accompagner les entreprises de la branche à ce niveau, et nous avons considéré pour toutes ces raisons qu’il était le meilleur atout pour nos entreprises.

Enfin, à l’heure où l’on parle beaucoup des rapprochements de branche, le ROF a une position claire : le métier d’opticien doit rester autonome. Nous sommes à la fois des professionnels de santé et des experts de la délivrance d’appareillage optique, et nous avons la conviction que notre branche, forte de ses particularités économiques et sociales, a tout intérêt aujourd’hui à rester indépendante, et à se focaliser sur l’adaptation au 100% santé.


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